Le droit d'asile est réglementé par des textes internationaux ratifiés par la France. Mais la convention de Genève laisse aux États la possibilité de définir leurs propres procédures d'accueil des personnes « victimes de persécutions ». Or cet accueil est éminemment politique et étroitement corrélé au positionnement des gouvernements nationaux en matière d'immigration. D'année en année, les demandeurs et demandeuses d'asile doivent surmonter des embûches toujours plus nombreuses pour pouvoir exercer leur droit, les États d'accueil les accusant de frauder et mentir. Un moyen commode de neutraliser leurs engagements internationaux. Aujourd'hui, ces réfugiés, homme et femmes, ne se distinguent plus guère des autres immigrants. À tel point que l'on peut se demander s'il est encore possible de parler de « réfugié » ou si ce statut ne relève pas d'une fiction.

Réfugiés clandestins, Plein droit n° 90, octobre 2011
(ISSN 0987-3260)
Sommaire
Édito
- La Cour de cassation n'aime pas les enfants
Dossier — Réfugiés clandestins
- Révolutions arabes : des héros, mais de loin
- Réfugiés clandestins
- Accueillir, protéger ou écarter les réfugiés
- L'archétype rêvé du réfugié
- Turquie : le HCR contre les réfugiés ?
- L'encampement du monde
- L'asile en Europe : une hypocrisie ?
Jurisprudence [Cahier central]
- Réadmissions « Dublin II », droit d'asile et droit de recours
(les décisions)
Hors-thème
- Les sages capitulent
- Minima sociaux : nouvelle préférence nationale
Mémoire des luttes
- Solidarité avec les travailleurs immigrés
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