Au cours des dernières années, la législation française, comme celle d’autres pays, est devenue de plus en plus exigeante quant au niveau de langue requis des personnes étrangères qui souhaitent obtenir un droit au séjour ou la nationalité. Ce durcissement s’est opéré sous prétexte de favoriser l’intégration. Mais plutôt qu’un facteur d’intégration, la connaissance de la langue française n’est-elle pas devenue un moyen de trier et d’exclure ? Parallèlement, l’opprobre est jeté sur les langues étrangères ou plutôt sur certaines d’entre elles, stigmatisées et stigmatisantes pour ceux qui les parlent.

Langues étrangères, Plein droit n° 98, octobre 2013, 48 pages, 9 €
(ISSN 0987-3260 10)
Sommaire
Édito
- Tels des chiens enragés
Dossier : Langues étrangères
- Intégrer ou exclure par la langue
- La langue, un signe d’extranéité
- Quand la maîtrise du français s’achète
- L’arabe à l’école, une langue mal-aimée
- Enjeux linguistiques autour de l’immigration
- Traduire les maux
- Quand l’exil s’interprète mal
- Enseignes étrangères des années 1930
Jurisprudence
- La retenue des étrangers
Hors-thème
- Régularisation sous conditions aux États-Unis
Mémoire des luttes
- J’y suis, j’y reste
Ont participé à ce numéro : Mogniss H. Abdallah, Véronique Baudet-Caille, Emmanuel Blanchard, Pauline Boutron, Hélène Bretin, Julia Burtin, Christophe Daadouch, Nathalie Ferré, Fériel Kachouck, Noura Kaddour, Claire Laudereau, Danièle Lochak, Alain Messaoudi, Karine Parrot, Nathalie Ricard, Claire Rodier, Laurence Sinopoli, Serge Slama, Alexis Spire, Claire Zalc.
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