Pendant ce temps, dans les hotspots grecs
Le 20 avril dernier s'est ouvert au tribunal de Chios, une île grecque de la mer Égée, le procès de 35 personnes accusées d'incendie volontaire, rébellion, dégradation de biens, tentative de violences et trouble à l'ordre public. Elles encourent des peines pouvant aller jusqu'à 10 ans d'emprisonnement, leur exclusion du droit d'asile et leur renvoi vers les pays qu'elles ont fuis. Arrêtées en juillet 2017, à la suite d'une manifestation pacifique par laquelle plusieurs centaines d'exilés bloqués dans le hotspot de Moria, sur l'île de Lesbos, dénonçaient leurs conditions de vie indignes et inhumaines, elles ont été placées en détention provisoire et y sont restées pendant 10 mois. Toutes ont nié avoir commis les délits qu'on leur reprochait. Certaines ont même démontré qu'elles n'avaient pas participé à la manifestation. Pourtant, après quatre jours d'audience, presque toutes ont été reconnues coupables d'avoir blessé des fonctionnaires de police et 32 ont été condamnées à 26 mois de prison avec sursis.
Membre de la délégation d'observateurs internationaux lors du procès expéditif de ceux qu'on a appelés les « Moria 35 » [1], le Gisti a pu y mesurer les graves entorses au droit à un procès équitable (...)
Extrait du Plein droit n° 117
« Étrangers en état d'urgence »
(juin 2018, 10€)
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